Meursault 2025, un (très) Grand Cru

Meursault 2025, bouchonné ? Non !


Plongée dans le Marché de Noël Miniature de Fred : Un Voyage Enchanté en HO

Ce week-end, le noyau dur du CMFC a pris le temps de flâner, vraiment flâner, dans les allées de La fête du Train au Pays des Grands Noms à Meursault, et on peux le dire sans hésiter : ce rendez-vous est devenu incontournable pour tout passionné de modélisme ferroviaire. Dès les premières minutes, on sent que l’on entre dans un univers à part, où le temps ralentit au rythme des convois miniatures et où chaque regard se pose avec attention sur le moindre détail.

Une Ambiance Authentique et Conviviale
L’ambiance générale du salon était chaleureuse et conviviale. On croisait aussi bien des modélistes chevronnés que des familles venues découvrir notre passion, des enfants le nez collé aux vitrines, mais aussi des amateurs avertis carnet mental en main, à l’affût d’une idée de décor, d’une astuce technique ou d’une inspiration pour un futur module. Les allées invitaient à la promenade, sans précipitation, et je me suis laissé guider par le simple plaisir de la découverte.

Les réseaux français occupaient naturellement une place de choix. Beaucoup d’entre eux évoquaient des lignes régionales, parfois oubliées, mais restituées avec une fidélité impressionnante. J’ai été particulièrement marqué par certains décors de pleine nature : tranchées profondes, tunnels soigneusement maçonnés, soutènements en pierre patinés avec justesse. La végétation, dense et variée, donnait une vraie sensation de profondeur. On retrouvait cette ambiance très “SNCF” que nous aimons tant, avec des signaux bien positionnés, des caténaires crédibles et une patine discrète mais réaliste sur le matériel roulant.

En m’attardant devant un module représentant une section de ligne encaissée entre des parois rocheuses, j’ai été frappé par la maîtrise du relief. Les falaises semblaient taillées dans la masse, recouvertes par endroits d’une végétation sauvage, tandis que la voie se glissait naturellement dans le paysage. On aurait presque entendu le bruit du vent et senti l’odeur de la terre humide tant l’illusion était réussie. Ce sont ces scènes-là qui donnent envie de rester de longues minutes, à observer, à imaginer le train surgir d’un tunnel à l’autre.


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La dimension internationale de l’exposition était également un vrai bonheur. Les réseaux anglais apportaient une atmosphère totalement différente, plus feutrée, presque nostalgique. Les gares typiques, les quais étroits, les bâtiments en brique et les compositions de rames évoquaient immédiatement la campagne britannique. Les circulations, souvent lentes et très réalistes, invitaient à la contemplation. On sentait une approche différente du modélisme, davantage tournée vers l’ambiance et la narration que vers la simple performance technique.

Les réseaux américains, eux, impressionnaient par leur ampleur visuelle. Même sur quelques mètres seulement, l’impression d’espace était saisissante. Les longues rames de fret, tractées par des locomotives puissantes, serpentaient à travers des paysages rocheux ou forestiers. Les tunnels, les viaducs et les voies multiples donnaient une vraie sensation de démesure, typique du rail outre-Atlantique. Là encore, les détails faisaient la différence : wagons subtilement salis, bâtiments industriels crédibles, signalisation conforme. On sentait une parfaite connaissance du sujet et un immense respect du prototype.

Les réseaux espagnols apportaient une touche de rigueur et de précision remarquable. Tout semblait à sa place, parfaitement aligné, propre sans être artificiel. La signalisation, la caténaire, les infrastructures étaient reproduites avec un soin extrême. Ces réseaux donnaient presque une leçon de méthode : comment organiser l’espace, structurer un projet et aller au bout d’une idée sans jamais perdre en cohérence.

La fête du Train à Meursault, ce n’est pas seulement une succession de réseaux. C’est un lieu de rencontres, de sourires, de discussions animées autour d’une locomotive ou d’un aiguillage. On y vient pour admirer, bien sûr, mais aussi pour apprendre, s’inspirer et parfois se remettre en question dans sa propre pratique. En quittant le salon, j’avais la tête pleine d’images : des tunnels nichés dans la verdure, des falaises abruptes, des gares animées, des convois étrangers qui nous font voyager bien au-delà de nos frontières.

Je suis reparti avec une certitude : ce genre d’événement nourrit notre passion et lui donne tout son sens. La fête du Train au Pays des Grands Noms porte admirablement son nom, et Meursault a, une fois encore, su rassembler ce que le modélisme ferroviaire a de plus beau : la passion, le partage et le rêve à l’échelle réduite.

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